Je comprend maintenant l'attachement des gens,
à égrainer bon an mal an tous ces 10 ans.
Je me souviens clairement de ma première fin de décennie. Comme à l'accoutumée, nous étions deux familles à fêter la nouvelle année dans un chalet en montagne, juste ici.
M'échappant un instant de l'enfer de ces deux fratries (3 garçons et deux filles, entre 8 et 14 ans), je me retrouve devant la télévision.
Le présentateur nous souhaite la bienvenue dans les années 90.
Je me demande ce qu'il y a d'extraordinaire là dedans.
Puis les danseuses.
Déception.
Alors c'est ca de pouvoir rester éveillé jusqu'à minuit comme les grands ?
J'ai 7 ans.
Evidemment, je me rapelle également ma seconde fin de décennie. L'an 2000 et toutes ses conneries.
Le fameux bug.
Je suis sur caramail, je tchatte sur ICQ.
Époque troublée.
Un démon intérieur qui me ronge, une évidence que je renie.
Cette année j'ai essayé vaguement d'en finir avec la Vie.
Mais allez savoir, je me suis accroché, et même incertains mes pas m'ont guidés jusqu'au Pâquier, où soûl et défoncé, je mets le pied dans la nouvelle année.
J'ai 17 ans.
Et puis aujourd'hui.
Pas mécontent du chemin parcouru, suivre un rêve, atteindre un but.
Tant d'autres.
Tant à voir, à ressentir, à apprendre, à découvrir.
Toujours lyrique.
Seul -en apparence- derrière mon clavier, à revisiter ces instants passé.
La Lune est bleue.
J'ai 27 ans.
Une petite pensée à la prochaine fin de décennie, où serai-je et qu'aurai-je appris ?
Et vous ?
Je comprend maintenant l'attachement des gens,
à égrainer bon an mal an tous ces 10 ans.